Dix jeunes en route pour devenir conseiller en banque

Dix jeunes en route pour devenir conseiller en banque

Pendant un an, 10 jeunes roubaisiens suivront un programme créé par LCL et l’Agence pour l’éducation par le sport. L’objectif ? Donner la possibilité à des jeunes ayant du mal à s’insérer professionnellement d’obtenir un CDI comme chargé de relation client au sein d’une banque.

Dix jeunes, un an de formation, et un CDI à la clé. Dimanche après-midi, c’était le grand départ pour les jeunes roubaisiens choisis pour participer au programme Point de rencontre lancé par la banque LCL. En partenariat avec l’Agence pour l’éducation par le sport (APEPS), la société a décidé de donner sa chance à des jeunes ayant du mal à s’insérer dans le monde professionnel. Pour cette seconde édition, c’est Roubaix, étiquetée comme ville la plus pauvre de France, qui a été sélectionnée.

Choisis par les associations Parkour59 et Roubaix sport et culture, cinq garçons et cinq filles vont suivre une formation accélérée mêlant sport et monde professionnel. L’objectif ? intégrer la banque LCL en tant que chargé de relation client. « C’est du sur-mesure. On ne leur demande aucun diplôme, aucun niveau d’étude », précise Larbi Liferki, président de Parkour59.

« On va leur apprendre la gestion de conflits grâce notamment aux sports de combat »

Lien et confiance
Une vraie chance pour Lyad, 19 ans « J’ai arrêté les études en 3e et j’ai suivi un mauvais chemin. C’est une opportunité pour moi, je viens avec toute ma motivation », assure ce jeune père de famille.

La montre du responsable affiche 17 h 30, l’heure d’entrer dans le minibus qui les mènera jusqu’à Marchiennes. Sur la place de la Liberté, quelques mamans sont venues accompagner leur enfant pour la première étape du processus. Pendant une semaine, les jeunes seront logés dans un gîte et suivront le premier module. « Le but, c’est de créer du lien entre eux et une atmosphère de confiance. Ils vont avoir des cours pour savoir réagir en entretien d’embauche et le soir des séances de sport », explique Larbi Liferki.

Sur les visages des participants, le sourire est de rigueur. Si Anissa et Sonia plaisantent déjà, pour les mamans ce n’est pas toujours facile de les laisser partir. « Je sais que c’est super pour elle, mais ça me fait quelque chose », confie Nora, la maman d’Anissa. Pour la jeune fille, c’est le début d’une longue aventure. Après Marchiennes, le petit groupe sera accueilli par le CREPS de Wattignies où ils suivront des séances intensives de sports. « On va leur apprendre la gestion de conflits grâce notamment aux sports de combat », développe le président de Parkour59.

Ensuite, les jeunes seront envoyés dans des agences LCL situées à Roubaix et à Lille où ils effectueront un stage d’observation pendant 2 mois avant d’être intégrés à l’effectif pour un CDD de 8 mois. « À la fin de la formation, ils passeront un entretien pour savoir s’ils sont pris en CDI », explique Christian Lazaoui, président de l’association Roubaix sport et culture.

Le minibus ferme ses portes. Direction l’avenir.

Le CDI, un Graal pour les jeunes
« Dans le contexte de chômage actuel, je n’ai pas hésité, j’ai foncé », raconte Hassan. L’argument de poids de la formation ? La perspective d’un CDI. Après ses trois ans d’études à l’EDHEC, le jeune homme de 24 ans a dû abandonner, faute de pouvoir financer une année de plus dans l’école privée. « Cette formation, ça va me permettre de rebondir. Aujourd’hui, mes trois ans d’études ne me servent à rien… Si on n’a pas un Bac +5, tout est fermé. » Comme beaucoup des jeunes du programme, cette formation accélérée est une vraie porte d’entrée vers la stabilité.

À 18 ans, Zinedine vient de sortir du lycée, un bac STSS en poche. « Ce programme donne une réelle chance aux jeunes. C’est toujours difficile de trouver un job stable, je ne me suis pas posé des questions », raconte le Roubaisien.

Parmi les 10 jeunes interrogés, le discours est le même pour tous : l’objectif c’est le CDI.

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